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2. Marketing pour les nuls
Dépôt légal
Je commence cependant par le plus urgent, le dépôt légal. Heureusement, la législation a changé il y a quelques années et au lieu de 4 livres on n’en dépose plus que 2 à la Bibliothèque Nationale de France, en revanche aucun au Ministère de l’Intérieur comme c’était avant. Je remplis le formulaire trouvé sur le site de la BNF et j’envoie le tout en franchise postale.
Frais de port
Maintenant j’ai le droit d’annoncer la sortie de mon roman à tout le monde. Je commence par publier des messages sur les hubs de Viadeo, le seul réseau où je suis inscrite en ce moment. Et déjà j’ai quelques réponses intéressées, quelques visiteurs de plus sur mon profil et mon site. Mais pour l’instant une seule commande – ou plutôt la promesse d’une commande. Je me dis que ce n’est que le début car j’ai encore plusieurs pistes à explorer.
En revanche, Marina Missier de Viadeo m’indique une erreur que j’ai commise involontairement. En effet, pour rendre mon offre plus attirante, j’ai annoncé sur mon site la vente sans frais de port. J’apprends que c’est illégal du point de vue du prix unique et que plusieurs sociétés dont Amazon ont dû payer des amendes à cause de ça. Je m’empresse donc de modifier la rubrique « commande » de mon site en y entrant un minimum de frais de port et en espérant que mes futurs lecteurs ne m’en voudront pas.
Les secrets du référencement
Pour faire connaître mon livre, je m’inspire tout d’abord du guide de mon imprimeur « Conseils pour la diffusion de votre ouvrage », mais aussi de la liste des modes de promotion présentée sur le site www.schemectif.net/Auto-edition. J’apprends que parmi les démarches les plus importantes il y a le référencement du site Internet dans les annuaires et sur les moteurs de recherche. Je me rends donc sur le site www.abondance.com. Mais la démarche d’un référencement manuel me paraît trop longue et compliquée, et moi, j’ai encore tant de choses à faire ! Je préfère qu’un site spécial fasse ce travail à ma place et pour 10 euros je confie le référencement au site www.referia.com qui vise « 500 outils de recherche secondaires » dans les 24 heures. Plus tard je découvre également le site www.mirti.com qui propose le choix entre le référencement gratuit et payant, sous délai de 7 jours en échange d’un lien retour. En ce qui concerne le livre même, plusieurs bases bibliographiques de référencement sont citées sur le site de l’association AAA www.auteurs-indépendants.com mais j’y reviendrai un peu plus tard.
Communiqués de presse
Autre point important est la diffusion de communiqués de presse concernant mon livre que je rédige, bien évidemment, moi-même. Dans le guide de mon imprimeur et dans celui de Guy Boulianne, je trouve les adresses web des sites qui publient les communiqués gratuitement ou à un prix très économique : www.categorynet.com, www.paris-communiques.com, www.mediaslibres.com, www.redac.info, www.diffusez.com, www.presse-fr.com et les sites d’annonces gratuites www.vivastreet.fr et www.rueducommerce.fr
Contacter les bibliothèques
Dans son ouvrage « J’ose éditer mon livre » (Entrecom Editions, 2004), Lorenzo Soccavo mentionne l’organisme Bibliodif qui s’occupe de la diffusion des livres dans les bibliothèques. En faisant les recherches sur Internet, j’apprends cependant que cet organisme n’existe plus depuis quelques années. J’ai pourtant très envie d’offrir mon livre à la bibliothèque municipale d’Asnières en espérant y gagner plusieurs lecteurs et notamment ceux qui n’auraient pas les moyens de l’acheter. Une fois sur place, je demande à la responsable si les auteurs débutants y ont la possibilité de proposer une séance de dédicace. Elle prend ma carte de visite en promettant de revenir vers moi et me suggère de participer déjà à la prochaine Journée du Livre d’Asnières. « Mais dépêchez-vous, il faut s’y inscrire très rapidement », me prévient-elle.
Inscription à la Journée du Livre
Je me rends donc au Service de la Culture de la mairie qui organise cet événement annuel. Très bien accueillie par des dames tout à fait charmantes, j’apprends que je suis arrivée juste à temps car la date butoir est le 23 janvier. On remplit un formulaire de participation, les dames consultent mon site Internet et je note que je dois encore leur envoyer ma photo par e-mail.
Vente en librairies
En attendant avec impatience la Journée du Livre, je démarre la vente auprès des librairies. Comme l’indique le guide de www.imprimermonlivre.com, « en règle générale, les diffuseurs/distributeurs refusent les auteurs auto-édités ». Il me faut donc démarcher les librairies moi-même pour leur proposer le dépôt-vente de mon roman.
Je remplis le modèle du bon de dépôt trouvé sur le site de mon imprimeur et je consulte la liste des points de vente composée par Stéphane Rubin, l’auteur des « Ces petits riens si parisiens ». Il a fait un travail impressionnant, en déposant son livre dans plusieurs librairies de chaque arrondissement de Paris, sans oublier la périphérie (Montreuil, Charenton-le-Pont, Le Perreux, Vincennes, Issy-les-Moulineaux et même Nantes). J’imprime cette longue liste, je remplis mon sac à dos de plusieurs exemplaires des « Années fastes » et c’est parti pour une longue marche (heureusement que ma grossesse n’est pas encore très avancée à ce moment-là). Le premier magasin visité, « La Librairie Nouvelle » d’Asnières, ne veut rien savoir : selon un vendeur, il ne font jamais de dépôt (il y aurait pourtant de la place !) J’ai plus de chance auprès des deux autres librairies de mon quartier qui, après avoir consulté la quatrième de couverture, m’en prennent quelques exemplaires en demandant une remise de trente et quelques pour cent. Plus tard je comprendrai que les petits libraires sont plus enclins à faire le dépôt malgré leurs espaces souvent très limités. Et quand on me demande qui m’a envoyé, je cite le nom de Stéphane Rubin, ce confrère inconnu à qui j’aimerai exprimer ma profonde gratitude sur les pages de mon blog. Non, je ne reproduirai jamais son exploit, et la liste de mes points de vente de dépassera jamais deux dizaines. Mais en les affichant fièrement sur mon site, j’en profite pour l’enrichir d’autres rubriques comme le forum, les liens, un concours d’anecdotes sur Staline (un peu de buzz-marketing peut être utile, n’est-ce pas ?) et l’agenda où j’annonce d’emblée ma présence à la Journée du Livre d’Asnières… Mais malgré tous ces efforts, le nombre de visiteurs dépasse rarement trois par jours. Et même si mes lecteurs me complimentent, le bouche-à-oreille n’a pas vraiment l’air de fonctionner.
Vitrines virtuelles
Pour réussir une vente en ligne, il faut probablement miser sur des endroits plus fréquentés. Je mets mon roman en vente dans des boutiques virtuelles en choisissant celles qui sont accessibles à tous : E-Bay, Priceminister, Caplivres et Alapage, je demande également un référencement dans la base de Dilicom par le biais de Cyber-scribe. En revanche, je refuse l’offre d’Abebooks qui me demande 15 euros par mois et je maudis certaines autres boutiques qui ne permettent pas de référencer les ouvrages pas encore présents dans la base. Je décide aussi de profiter de l’offre du site www.mille-poetes.com: pour 20 euros annuels, ils proposent de référencer mon ouvrage dans neuf boutiques supplémentaires : Shopping.com, DoorOne.fr, Genvie, Club-Internet, MSN, AOL, myBoutique.fr, ZDNet et CNET France.
Mon grand objectif est de me faire référencer par Amazon. Mais la démarche nécessaire aux éditeurs n’est pas si simple. Il faut d’abord demander un numéro SIRET en remplissant un formulaire auprès de l’administration d’impôts locale.
En poussant la porte vitrée de l’hôtel des impôts, je suis agréablement surprise : il n’y a pas beaucoup de monde devant moi et le jeune homme qui me reçoit est plutôt sympa, peut-être parce que cette partie-là est réservée aux entreprises. Il me donne un formulaire à remplir que je dépose quelques jours plus tard ; encore deux semaines devront s’écouler avant que je reçoive mon numéro SIRET tant attendu.
Réseaux sociaux
Mais je sais que présenter sa marchandise dans toutes les boutiques possibles n’est pas tout. Pour la promotion d’un livre, il peut être tout aussi utile de s’inscrire dans les réseaux sociaux virtuels. En l’espace de quelques semaines je m’inscris sur Myspace, Facebook, Au féminin, Agenda Culturel, Yahoo 360 et je découvre que j’ai déjà un profil sur Xing que je m’empresse à mettre à jour. La plupart des réseaux sont gratuits, du moins à la base. Pourtant le seul réseau que je paie en tant que membre Premium, Viadeo, reste encore le plus efficace, en m’apportant non seulement des contacts utiles et intéressants mais aussi quelques acheteurs. Ziki est mon autre favori. J’apprécie sa transparence et sa connexion avec google. D’ailleurs, j’en deviens vite le membre premium sans débourser un sou, probablement grâce à mon hyperactivité virtuelle. Pourtant, je ne passe pas des heures sur chacun de ces réseaux. Après avoir rempli son profil, il suffit de s’y connecter de temps en temps, consulter d’autres profils, accepter les demandes de mise en relation, publier les news ou participer aux forums. Ces derniers, j’en trouve plusieurs consacrés à l’écriture ou à l’édition : sur yahoo et sur google ils s’appellent des groupes, sur Viadeo ce sont les hubs. La palme des groupes les plus insolites revient à Facebook où certains auteurs n’hésitent pas à fonder un forum consacré à leurs propres ouvrages. D’autres sites comme yahoo sont moins tolérants envers l’autopromotion qui est considérée comme de la publicité.
En revanche, certaines autres communautés ont justement l’autopromotion pour objectif. Ils vous permettent de vous munir d’une vitrine virtuelle ou au moins de faire une petite présentation de votre livre, souvent en affichant un lien vers votre site. A citer en premier : www.alexandrie.org, recommandée également par le site de l’association AAA. Pour une participation de 1 à 2 euros par mois, on peut exposer son ouvrage en bibliothèque ou en librairie, avec des extraits consultables et des statistiques affichées sur votre profil.
Il existe d’autres communautés des auteurs voire des cyber-lecteurs, d’utilité plus ou moins avérée : www.inlibroveritas.net, www.arpact.org, www.zazieweb.fr, www.bookandwrite.com, www.editions-manuscrits-emareva.com, www.librarything.fr. Je m’inscris également sur plusieurs sites fondés par Stéphane Ternoise qui, tout comme Anne-Bénédicte Joly ou Jean Failler a réussi à se faire un nom en tant qu’auteur auto-édité.
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