Lundi 2 juin 2008 1 02 /06 /Juin /2008 16:06

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4. Autres pistes à explorer

 

Le monde associatif, accueillant et impénétrable

J’essaye de me renseigner sur d’autres salons du livre. Mais à part celui de Paris, fermé aux auteurs auto-édités, je ne trouve pas grand-chose dans ma région. Au niveau national, il y a quelques salons thématiques comme le Salon du livre de l’histoire de Blois qui aura lieu en octobre et auquel je me vois mal assister avec un bébé de trois mois sur les bras. Autrement, il y a un salon de l’association « Lire la politique » dont j’apprends un peu tard l’existence. Néanmoins, séduite par quelques grands noms sur la liste des adhérents, j’y adhère aussi en tant que « membre étudiant » : vu l’état de mes finances, je ne peux pas faire mieux. Mes dernières économies sont allées à « l’Association des Auteurs Autoédités » dont le but déclaré est de « réhabiliter aux yeux des critiques, des médias et du public le livre édité - imprimé et lancé – par son auteur ». En dehors d’exposer sur son site les ouvrages de ses membres, cette association organise un salon annuel des auteurs indépendants. Le salon 2008 est prévu en automne et il va sans dire que je compte y participer.

En général, il paraît que les activités associatives donnent aux auteurs de multiples possibilités en terme de diffusion. Tout au moins un bon carnet d’adresses. Hélas, le travail, la vie familiale et la peur du chômage ne facilitent pas le bénévolat. Voilà pourquoi le rapprochement entre les jeunes actifs et les associations reste souvent quelque peu timide et hésitant. La nouvelle génération de bénévoles cherche à s’engager sans donner trop de son temps et de son argent ; les associations, de leur côté, ne refusent pas les contributions financières mais restent un peu méfiantes à l’égard des nouveaux venus…

Néanmoins, je contacte la section asniéroise de l’association Accueil des Villes Françaises qui inclut, entre autre, un cercle de lecture. Ne croyant pas trop en cette démarche, je suis surprise d’apprendre par la suite que Madame Bochu, la responsable du cercle de lecture, a déjà lu mon livre à la Médiathèque d’Asnières et aimerait le proposer à la discussion lors d’une des prochaines réunions du cercle. Bien évidemment, j’accepte avec joie : ça me donnera enfin l’occasion de parler de mon roman en public ; quant aux participants du cercle, ils seront obligés de l’acheter pour pouvoir le lire. Effectivement, quelques semaines plus tard j’ai un appel de la Librairie Nouvelle, celle qui m’avait refusé le dépôt auparavant. Ils veulent maintenant se rattraper en m’en prenant plusieurs exemplaires. Certes, il aurait été plus rentable pour moi de faire cette transaction directement avec le cercle de lecture. Mais je me dis qu’il ne faut jamais négliger les bons contacts avec les libraires.

Cependant, peut-on compter sur eux pour vous faire de la publicité ? Honnêtement, j’en doute. Pour les séances de dédicace, c’est pareil, les libraires n’aiment pas les auteurs peu connus. On a nettement plus de chance auprès de Jean-Lou Guérin, pour ses mardis littéraires au Café de la Mairie, dont la fréquentation reste malheureusement minime. En tout cas, lors de la séance du 11 mars à laquelle j’ai assisté, le nombre d’intervenants dépassait légèrement le nombre de lecteurs potentiels. Quant au cadre décrit par le prospectus comme « chaleureux et convivial », je l’ai trouvé plutôt désolant. Mais que voulez-vous, de nos jours les écrivains ne sont pas très gâtés en matière de salons littéraires. Voilà pourquoi ils sont prêts à attendre plusieurs mois avant de devenir la star d’un mardi, ne serait-ce que pour capter très brièvement l’attention d’une dizaine de personnes.

 

Contacter les journalistes

A vrai dire, je n’ai pas trop d’espoir là-dessus et probablement il s’agit d’une nouvelle dépense inutile (pourquoi l’envoi de livres coûte-il si cher ?) Mais je suis convaincue que pour bien faire, il est indispensable de passer par là. Je crée donc une base de données, en essayant de trouver les adresses de rédactions sur Internet, ce qui s’avère assez difficile en ce qui concerne la presse écrite. Pour accéder à des informations complètes, avec les adresses, les noms d’interlocuteurs et souvent leurs numéros de téléphone, il vaut mieux acheter un numéro du magazine ou du journal en question et en découper la page appelée « l’ours ». Sur la base de ces coupures, je crée un tableau Excel avec 19 noms de journalistes de la presse écrite, de la radio et de la télévision.

Dont Jérôme Béglé de Paris Match, le co-organisateur de la Journée du Livre d’Asnières qui, de son propre aveu, reçoit une douzaine de livres par jour pour n’en lire que trois ou quatre par semaine. Je sais qu’au vu de telles statistiques, mes chances sont extrêmement minces mais je préfère garder espoir. Pascal Le Guern, un autre participant de la Journée du Livre, n’affirme-t-il pas dans son ouvrage « Savoir communiquer avec la presse » que les journalistes sont des êtres extrêmement curieux ? J’écris des dédicaces sympas à tous les 19, je joins à chaque envoi une carte postale imprimée à mon nom, une courte lettre et un communiqué de presse. Je dépose personnellement la grande partie des envois aux Services de Presse des magazines et j’envoie le reste par courrier. Sans nouvelles depuis cette date, je me dis que le tour de mon bouquin viendra sans doute un jour (« mes poèmes sont des vins précieux », écrivait Marina Tsvetaëva). Ce jour-là, les 19 chroniqueurs seront contents d’avoir dans leurs bibliothèques une telle rareté.

Ah oui, il y a quant même PPDA qui m’a envoyé une carte de remerciements. Il y a aussi un journaliste de province, ami de la famille qui, après avoir lu mon bouquin, affirme que son sujet est mal choisi car aujourd’hui « la Russie n’intéresse plus personne ». Parfois j’ai aussi cette même impression. Mais alors pourquoi les éditeurs continuent-ils à publier des livres sur la Russie ? Et quelle est la meilleure solution pour moi ? Attendre 2010, l’année de la Russie en France ou 2014, l’année des jeux olympiques à Sotchi? Ou bien me rabattre sur des régions plus attractives géographiquement ?

 

 

A quoi servent les prières d’insérer ?

Loin d’être une formule magique qui vous ouvre les portes du monde journalistique, la prière d’insérer a à peu près la même efficacité qu’un communiqué de presse publié sur le Net ou un exemplaire envoyé à titre de Service de Presse. J’en ai eu la preuve en suivant rigoureusement les conseils de Lorenzo Soccavo (« J’ose éditer mon livre », page 129). Envoyés à Livres Hebdo, Notes Bibliographiques et Page des Libraires, mes fiches de publication n’ont provoqué aucune réaction et très probablement, n’ont été insérées nulle part.

 

Les prospectus

Je prépare quelques centaines de prospectus informant de la sortie de mon livre, pour pouvoir les déposer sur les sites en rapport avec son sujet : Centre des Etudes Slaves rue Michelet, Centre Malesherbes où je dois me faire passer pour une enseignante afin que le vigile accepte de me faire entrer, CERCEC, INALCO et le centre culturel russe rue Boissière. D’autre part, je les dépose ou les distribue lors de toutes sortes de manifestations consacrées à la Russie, sous le regard légèrement inquiet de leurs organisateurs.

 

Les lecteurs à défaut d’acheteurs

Pour augmenter la visibilité de mon texte, je participe au programme Partenaires de Google books. Il s’agit de textes numérisés et mis en ligne partiellement ou entièrement. Si sur mon site je ne pouvais afficher que quelques pages de mon livre, Google books m’a permis d’en publier 20 % - ce qui est, de mon point de vue, largement suffisant pour savoir si vous avez ou pas envie d’acheter ce texte. C’est un peu comme une librairie virtuelle qui permet aux lecteurs de feuilleter le livre en question, avant de passer à la caisse… ou de le remettre à sa place.

 

Les visiteurs à défaut de lecteurs

En créant et ensuite en perfectionnant mon site Internet, je n’ai rien inventé. Je me suis inspirée de sites existants, j’ai aussi mis en œuvre des idées exposées dans les e-books bien connus des spécialistes : « Comment créer un site Internet attractif » de Sylvain Milon (http://www.smconseils.net) et « 25 conseils pour faire connaître son site Internet » de Frédéric Canevet, offert par le site www.ConseilMarketing.fr.  Mais malgré touts mes efforts, je n’avais toujours qu’une centaine de visiteurs par mois. Et voilà que depuis deux semaines tout a changé et je suis moi-même à l’origine de ce miracle informatique. J’ai attendu longtemps avant de passer à cette mesure radicale : booster le trafic de mon site. D’une part parce que ce moyen d’augmenter le nombre des visiteurs m’a toujours paru un peu artificiel. D’autre part, en chercheuse avertie, j’essaie de changer un seul paramètre à la fois pour voir comment les choses évoluent. Après le référencement, les communiqués de presse, les réseaux sociaux et les prospectus, c’est enfin au tour de programmes d’affiliation qui vous permettent d’acheter les visiteurs. Le plus économique et le plus amusant, c’est sans doute Allosponsor. Pour un euro seulement, il vous garantit le minimum de cinquante visiteurs supplémentaires. Il vous suffit simplement de choisir un autre site, mieux fréquenté que le vôtre dont vous deviendrez le sponsor provisoire – jusqu’au moment où un autre sponsor prendra votre place. Ce qui est amusant là-dedans ? Voir votre audience exploser en choisissant un site affilié au nom un peu racoleur (mais tout de même en rapport avec votre sujet). A un moment, je me souviens d’avoir choisi Alliance Dating, un site de rencontres avec des femmes russes. Je me voyais porteuse d’une noble mission, j’offrais aux amateurs de la beauté slave une possibilité de se cultiver un peu et d’apprendre des tas de choses sur le pays de leurs fantasmes. Malheureusement, un autre sponsor a raflé ma mise quelques heures seulement après le début de la campagne. Maintenant, je tente ma chance avec des sites plus intellectuels et forcément moins cotés mais qui vous permettent de rester dans la course un peu plus longtemps…

 

E-book

Depuis le 27 mai mon livre est en vente sur mon site également en version e-book, au prix de 5 euros. Pour l’instant, je n’ai pas eu le temps de constater si cette innovation le rend plus désirable aux yeux des acheteurs.

 

Y-a-t il des choses que je n’ai pas encore essayées ? Je n’ai pas encore mis mon livre en téléchargement gratuit, ce qui sera probablement la dernière étape de mon expérience. Je n’en ai pas encore fait mon moyen de paiement personnel. Et je ne l’ai pas offert à toutes les bibliothèques parisiennes. Je commence à y penser sérieusement, d’ailleurs. En effet, je n’ai jamais compris pourquoi tant d’auteurs préfèrent voir leurs livres partir au pilon plutôt que les offrir.

Autre chose que je n’ai pas tentée est le colportage mais honnêtement, je n’y crois pas trop. Même si un jour je mets mon présentoir devant la gare d’Asnières, peu de gens voudront l’acheter à son prix actuel et, comme il est sorti il y a six mois, il me faut patienter encore un an et demi avant de le brader. En attendant, j’ai décidé d’en écrire d’autres… et de retenter l’aventure.

Par Ida Junker
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Lundi 2 juin 2008 1 02 /06 /Juin /2008 16:06

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2. Marketing pour les nuls

 

Dépôt légal

Je commence cependant par le plus urgent, le dépôt légal. Heureusement, la législation a changé il y a quelques années et au lieu de 4 livres on n’en dépose plus que 2 à la Bibliothèque Nationale de France, en revanche aucun au Ministère de l’Intérieur comme c’était avant. Je remplis le formulaire trouvé sur le site de la BNF et j’envoie le tout en franchise postale.

 

Frais de port

Maintenant j’ai le droit d’annoncer la sortie de mon roman à tout le monde. Je commence par publier des messages sur les hubs de Viadeo, le seul réseau où je suis inscrite en ce moment. Et déjà j’ai quelques réponses intéressées, quelques visiteurs de plus sur mon profil et mon site. Mais pour l’instant une seule commande – ou plutôt la promesse d’une commande. Je me dis que ce n’est que le début car j’ai encore plusieurs pistes à explorer.

En revanche, Marina Missier de Viadeo m’indique une erreur que j’ai commise involontairement. En effet, pour rendre mon offre plus attirante, j’ai annoncé sur mon site la vente sans frais de port. J’apprends que c’est illégal du point de vue du prix unique et que plusieurs sociétés dont Amazon ont dû payer des amendes à cause de ça. Je m’empresse donc de modifier la rubrique « commande » de mon site en y entrant un minimum de frais de port et en espérant que mes futurs lecteurs ne m’en voudront pas.

 

Les secrets du référencement

Pour faire connaître mon livre, je m’inspire tout d’abord du guide de mon imprimeur « Conseils pour la diffusion de votre ouvrage », mais aussi de la liste des modes de promotion présentée sur le site www.schemectif.net/Auto-edition.  J’apprends que parmi les démarches les plus importantes il y a le référencement du site Internet dans les annuaires et sur les moteurs de recherche. Je me rends donc sur le site www.abondance.com.  Mais la démarche d’un référencement manuel me paraît trop longue et compliquée, et moi, j’ai encore tant de choses à faire ! Je préfère qu’un site spécial fasse ce travail à ma place et pour 10 euros je confie le référencement au site www.referia.com qui vise « 500 outils de recherche secondaires » dans les 24 heures. Plus tard je découvre également le site www.mirti.com qui propose le choix entre le référencement gratuit et payant, sous délai de 7 jours en échange d’un lien retour.  En ce qui concerne le livre même, plusieurs bases bibliographiques de référencement sont citées sur le site de l’association AAA www.auteurs-indépendants.com mais j’y reviendrai un peu plus tard.

 

Communiqués de presse

Autre point important est la diffusion de communiqués de presse concernant mon livre que je rédige, bien évidemment, moi-même. Dans le guide de mon imprimeur et dans celui de Guy Boulianne, je trouve les adresses web des sites qui publient les communiqués gratuitement ou à un prix très économique : www.categorynet.com, www.paris-communiques.com, www.mediaslibres.com, www.redac.info, www.diffusez.com, www.presse-fr.com  et les sites d’annonces gratuites www.vivastreet.fr et www.rueducommerce.fr

 

Contacter les bibliothèques

Dans son ouvrage « J’ose éditer mon livre » (Entrecom Editions, 2004), Lorenzo Soccavo mentionne l’organisme Bibliodif qui s’occupe de la diffusion des livres dans les bibliothèques. En faisant les recherches sur Internet, j’apprends cependant que cet organisme n’existe plus depuis quelques années. J’ai pourtant très envie d’offrir mon livre à la bibliothèque municipale d’Asnières en espérant y gagner plusieurs lecteurs et notamment ceux qui n’auraient pas les moyens de l’acheter. Une fois sur place, je demande à la responsable si les auteurs débutants y ont la possibilité de proposer une séance de dédicace. Elle prend ma carte de visite en promettant de revenir vers moi et me suggère de participer déjà à la prochaine Journée du Livre d’Asnières. « Mais dépêchez-vous, il faut s’y inscrire très rapidement », me prévient-elle.

 

Inscription à la Journée du Livre

Je me rends donc au Service de la Culture de la mairie qui organise cet événement annuel. Très bien accueillie par des dames tout à fait charmantes, j’apprends que je suis arrivée juste à temps car la date butoir est le 23 janvier. On remplit un formulaire de participation, les dames consultent mon site Internet et je note que je dois encore leur envoyer ma photo par e-mail.

 

Vente en librairies

En attendant avec impatience la Journée du Livre, je démarre la vente auprès des librairies. Comme l’indique le guide de www.imprimermonlivre.com, « en règle générale, les diffuseurs/distributeurs refusent les auteurs auto-édités ». Il me faut donc démarcher les librairies moi-même  pour leur proposer le dépôt-vente de mon roman.

Je remplis le modèle du bon de dépôt trouvé sur le site de mon imprimeur et je consulte la liste des points de vente composée par Stéphane Rubin, l’auteur des « Ces petits riens si parisiens ». Il a fait un travail impressionnant, en déposant son livre dans plusieurs librairies de chaque arrondissement de Paris, sans oublier la périphérie (Montreuil, Charenton-le-Pont, Le Perreux, Vincennes, Issy-les-Moulineaux et même Nantes). J’imprime cette longue liste, je remplis mon sac à dos de plusieurs exemplaires des « Années fastes » et c’est parti pour une longue marche (heureusement que ma grossesse n’est pas encore très avancée à ce moment-là). Le premier magasin visité, « La Librairie Nouvelle » d’Asnières, ne veut rien savoir : selon un vendeur, il ne font jamais de dépôt (il y aurait pourtant de la place !) J’ai plus de chance auprès des deux autres librairies de mon quartier qui, après avoir consulté la quatrième de couverture, m’en prennent quelques exemplaires en demandant une remise de trente et quelques pour cent. Plus tard je comprendrai que les petits libraires sont plus enclins à faire le dépôt malgré leurs espaces souvent très limités. Et quand on me demande qui m’a envoyé, je cite le nom de Stéphane Rubin, ce confrère inconnu à qui j’aimerai exprimer ma profonde gratitude sur les pages de mon blog. Non, je ne reproduirai jamais son exploit, et la liste de mes points de vente de dépassera jamais deux dizaines. Mais en les affichant fièrement sur mon site, j’en profite pour l’enrichir d’autres rubriques comme le forum, les liens, un concours d’anecdotes sur Staline (un peu de buzz-marketing peut être utile, n’est-ce pas ?) et l’agenda où j’annonce d’emblée ma présence à la Journée du Livre d’Asnières… Mais malgré tous ces efforts, le nombre de visiteurs dépasse rarement trois par jours. Et même si mes lecteurs me complimentent, le bouche-à-oreille n’a pas vraiment l’air de fonctionner.

 

Vitrines virtuelles

Pour réussir une vente en ligne, il faut probablement miser sur des endroits plus fréquentés. Je mets mon roman en vente dans des boutiques virtuelles en choisissant celles qui sont accessibles à tous : E-Bay, Priceminister, Caplivres et Alapage, je demande également un référencement dans la base de Dilicom par le biais de Cyber-scribe. En revanche, je refuse l’offre d’Abebooks qui me demande 15 euros par mois et je maudis certaines autres boutiques qui ne permettent pas de référencer les ouvrages pas encore présents dans la base. Je décide aussi de profiter de l’offre du site www.mille-poetes.com: pour 20 euros annuels, ils proposent de référencer mon ouvrage dans neuf boutiques supplémentaires : Shopping.com, DoorOne.fr, Genvie, Club-Internet, MSN, AOL, myBoutique.fr, ZDNet et CNET France.

Mon grand objectif est de me faire référencer par Amazon. Mais la démarche nécessaire aux éditeurs n’est pas si simple. Il faut d’abord demander un numéro SIRET en remplissant un formulaire auprès de l’administration d’impôts locale.

En poussant la porte vitrée de l’hôtel des impôts, je suis agréablement surprise : il n’y a pas beaucoup de monde devant moi et le jeune homme qui me reçoit est plutôt sympa, peut-être parce que cette partie-là est réservée aux entreprises. Il me donne un formulaire à remplir que je dépose quelques jours plus tard ; encore deux semaines devront s’écouler avant que je reçoive mon numéro SIRET tant attendu.

 

Réseaux sociaux

Mais je sais que présenter sa marchandise dans toutes les boutiques possibles n’est pas tout. Pour la promotion d’un livre, il peut être tout aussi utile de s’inscrire dans les réseaux sociaux virtuels. En l’espace de quelques semaines je m’inscris sur Myspace, Facebook, Au féminin, Agenda Culturel, Yahoo 360 et je découvre que j’ai déjà un profil sur Xing que je m’empresse à mettre à jour. La plupart des réseaux sont gratuits, du moins à la base. Pourtant le seul réseau que je paie en tant que membre Premium, Viadeo, reste encore le plus efficace, en m’apportant non seulement des contacts utiles et intéressants mais aussi quelques acheteurs. Ziki est mon autre favori. J’apprécie sa transparence et sa connexion avec google. D’ailleurs, j’en deviens vite le membre premium sans débourser un sou, probablement grâce à mon hyperactivité virtuelle. Pourtant, je ne passe pas des heures sur chacun de ces réseaux. Après avoir rempli son profil, il suffit de s’y connecter de temps en temps, consulter d’autres profils, accepter les demandes de mise en relation, publier les news ou participer aux forums. Ces derniers, j’en trouve plusieurs consacrés à l’écriture ou à l’édition : sur yahoo et sur google ils s’appellent des groupes, sur Viadeo ce sont les hubs. La palme des groupes les plus insolites revient à Facebook où certains auteurs n’hésitent pas à fonder un forum consacré à leurs propres ouvrages. D’autres sites comme yahoo sont moins tolérants envers l’autopromotion qui est considérée comme de la publicité.

En revanche, certaines autres communautés ont justement l’autopromotion pour objectif. Ils vous permettent de vous munir d’une vitrine virtuelle ou au moins de faire une petite présentation de votre livre, souvent en affichant un lien vers votre site. A citer en premier : www.alexandrie.org, recommandée également par le site de l’association AAA. Pour une participation de 1 à 2 euros par mois, on peut exposer son ouvrage en bibliothèque ou en librairie, avec des extraits consultables et des statistiques affichées sur votre profil.

Il existe d’autres communautés des auteurs voire des cyber-lecteurs, d’utilité plus ou moins avérée : www.inlibroveritas.net, www.arpact.org, www.zazieweb.fr, www.bookandwrite.com, www.editions-manuscrits-emareva.com, www.librarything.fr.  Je m’inscris également sur plusieurs sites fondés par Stéphane Ternoise qui, tout comme Anne-Bénédicte Joly ou Jean Failler a réussi à se faire un nom en tant qu’auteur auto-édité.

Par Ida Junker
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Lundi 2 juin 2008 1 02 /06 /Juin /2008 16:02

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3. La Journée du Livre

A l’approche de la Journée du Livre d’Asnières, je reçois une confirmation de ma participation, avec une invitation à déjeuner à la célèbre Maison de Famille Louis Vuitton, en présence du maire et de nombreux confrères (Simone Veil, Tahar Ben Jelloun, Jacques Chancel, Jean-Pierre Coffe, Gonzague Saint-Bris, Denis Tillinac, pour ne citer que les noms les plus connus). Je confirme donc ma présence avec joie, j’aime bien fréquenter les salons du livre mais c’est la première fois que je vais me retrouver de l’autre côté de la barrière. C’est un événement historique que je dois annoncer immédiatement aux commerçants du quartier, à mes voisins et à la maîtresse de ma fille ; je fais un mailing à mes amis, je préviens mes contacts réseau et je fais des publications sur tous mes agendas électroniques. Je prépare également des prospectus en couleur à l’attention des visiteurs du salon et je remplis mon sac de stylos et de cartes de visite.

Le jour J, on a de la chance avec le temps. Il ne pleut pas, il y a même du soleil au moment où mon mari dépose à la mairie un carton plein de mes ouvrages. Certes, on m’a prévenue que les ventes dépassent rarement une trentaine d’exemplaires mais c’est toujours mieux de prévoir du stock. Après quelques errances, je trouve enfin ma place : non pas à côté des « grands », même pas dans la salle principale mais dans une autre pièce réservée aux auteurs qui pour une raison ou une autre tiennent à leur statut d’électrons libres. Ce sont tous ceux qui apportent leurs livres eux-mêmes, au lieu de confier tous les soucis logistiques au libraire partenaire.  D’autre part, l’inscription « Livres vendus par l’auteur » affichée sous leurs noms les libère de la nécessité de partager leurs bénéfices avec quiconque (à part le fisc, bien entendu).

Décidément, mes voisins immédiats n’ont pas la grosse tête et semblent prêts à accueillir parmi eux une petite nouvelle. Un d’eux me prête même un petit support pour l’étalage des livres en m’apprenant que ça s’achète chez Ikea. Très bien, la prochaine fois, j’y penserai.

Je fais une balade dans la salle des mariages, presque vide à cette heure-ci, pour étudier la disposition des célébrités. Heureusement qu’il y a ce déjeuner, sinon je n’arriverais même pas à les apercevoir, tellement je suis à l’écart… Et voilà qu’en file indienne, on part pour la Maison Vuitton. Je scrute les silhouettes derrière moi mais pour l’instant je ne reconnais personne, malgré tous mes efforts de me renseigner sur Internet.

C’est un très bel immeuble Art Nouveau que je ne connaissais jusqu’à présent que de l’extérieur. Habitant ce quartier depuis quatre ans, je n’ai jamais eu l’occasion de le visiter. Et décidément, il vaut une visite. Après un petit tour guidé du musée Vuitton, le déjeuner est servi. Hélas, c’est un buffet, ce qui n’est pas très commode pour la communication quand on ne connaît personne. D’autant plus qu’on n’est pas très à l’aise pour poser des questions : car pouvez-vous être absolument sûr que votre interlocuteur du moment n’est pas le Prix Goncourt 1976 ? Bien sûr, on peut toujours se placer à côté du plus grand groupe pour écouter en opinant les discussions dont on ne comprend pas grand-chose. Et si on est démasqué en tant qu’intrus, on peut toujours prétendre qu’on ne faisait que passer…

Je discute avec quelques confrères qui me paraissent plutôt jeunes et relativement abordables. Non, ils ne sont pas des débutants, m’assurent-ils, ils ont déjà fait plusieurs salons et ont trois ou quatre livres à leur actif. Et quand je leur dis le nom de ma « maison d’édition », ils opinent avec l’air des connaisseurs. « Lahn Editions », mais bien sûr qu’ils en ont entendu parler…

Monsieur le Maire arrive avec son épouse, en saluant certains, en ignorant ostensiblement les autres. Comme d’habitude, je ne fais pas partie des heureux élus. Une grosse erreur, Monsieur le Maire, qui vous coûtera très cher. Car ces quelques parias seront bientôt parmi ceux qui  feront basculer votre ville à gauche…

Ma flûte de champagne terminée, je commence cependant à reconnaître certains visages, probablement les plus médiatisés. Celui de Jean-Pierre Coffe. Ou celui de Patrick Rambaud. Pour les autres je suis moins sûre. Les photos que j’ai trouvées sur Internet étaient-elles vraiment à jour ? Ou est-ce la faute à la fumée de cigarette de plus en plus épaisse qui envahit les pièces ? Je commence à avoir mal à la tête, je suis impatiente de retrouver mon stand et accueillir mes premiers lecteurs. Ouf, ce déjeuner des écrivains était légèrement trop long et un peu casse-pieds.

De retour à la mairie, je m’installe devant ma table et j’attends. Cette année encore, le salon est un succès. Certes, la plupart des visiteurs viennent voir « les grands ». Simone Veil est vite en rupture de stock, son libraire note les noms pour la dédicace et encaisse l’argent de ceux qui recevront leur livre plus tard. Mais il y a tout de même quelques curieux qui jettent un coup d’œil dans notre salle. J’observe les stands voisins, certains sont même plutôt bien fréquentés. Ca concerne surtout les auteurs qui vendent les BD et les livres de cuisine. Peu à peu, je commence à réfléchir à une future diversification de mon assortiment.

Certains visiteurs prennent mes prospectus en silence pour disparaître aussitôt. Les autres promettent de revenir après avoir « fait le tour » et disparaissent de la même manière. Il y a aussi ceux qui s’arrêtent pour discuter, qui restent plantés là pendant une éternité – pour ne rien acheter, au bout de compte. Deux heures et demi plus tard, je n’ai pas vendu grand-chose. Je n’ai même pas vu grand-chose dans mon coin. Il paraît qu’entre temps un écrivain a reçu le prix de la ville d’Asnières et les autres ont été interviewés par Jérôme Béglé de Paris Match. Moi, j’ai été prise en photo par un photographe de la mairie, on peut donc espérer que ma présence ici ne passera pas tout à fait inaperçue.

Je décide enfin d’abandonner mon stand pour quelques minutes, histoire d’offrir mon bouquin à un confrère de la « grande salle ». J’ai appris que l’auteur Alain Voline est d’origine russe comme moi, il est même le petit-neveu de Boris Eichenbaum dont j’étudiais les textes à la fac. Ce monsieur sera sans doute content de recevoir en cadeau un livre sur la Russie.

Monsieur Voline est en effet très touché, il me parle de ses illustres ancêtres, il m’offre en retour son roman « Garden-parties » avec une longue dédicace. J’aurais bien volontiers discuté avec lui plus longtemps mais… ai-je vraiment droit de quitter mon poste ? En écourtant notre conversation, je reviens donc en courant dans la petite salle où, comme par hasard, plusieurs acheteurs se sont manifestés pendant mon absence. Ils ont dit qu’ils reviendraient tout à l’heure, assure mon voisin. Inutile de dire qu’ils ne reviennent jamais.

Le bilan de la Journée de Livre est mitigé. Trois exemplaires vendus, un offert. C’est à ce moment-là que je décide de revenir l’année prochaine avec un livre de cuisine. En espérant que Jean-Pierre Coffe sera toujours de la partie…

 

Par Ida Junker
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Mercredi 28 mai 2008 3 28 /05 /Mai /2008 15:44

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1. Le début de l’aventure

 

Après deux manuscrits refusés par plusieurs éditeurs, je me sens enfin prête à tenter l’aventure de l’auto-édition. C’est décidé, mon troisième roman, « Les années fastes », ne traînera pas pendant des mois sur les bureaux de lecteurs peu motivés. C’est une idée qui mûrit depuis un moment dans mon esprit car je sais bien que cette démarche nécessite de grandes préparations. Et à ce stade-là tout ne fait que commencer. Certes, j’ai déjà lu l’ouvrage de Nicolas Delecourt et de Laurence Happe-Durieux Publier son livre (Editions du puits fleuri, Héricy 2005), surtout sa quatrième partie consacrée à l’auto-édition. Et j’ai déjà choisi mon imprimerie, Jouve, car leur site www.imprimermonlivre.com est bien fait et leurs tarifs me paraissent raisonnables. Bien avant de terminer mon manuscrit, j’ai fait plusieurs devis gratuits sur ce site en changeant des paramètres : le format, le nombre de pages, les délais et le tirage. Mon impression doit me coûter autour de mille euros, ce n’est pas donné, certes, mais je me dis qu’il faut le voir comme un investissement.

Après l’impression du devis, je reçois un message de Juan Arias, le webmaster de Jouve, qui veut savoir si je souhaite y donner suite. Je l’interroge sur les délais d’impression habituels. Il me parle de deux semaines environ et du mois de décembre à éviter (à cause des fêtes, j’imagine ?). Ca tombe bien, j’espère que mon livre sortira avant, pour pouvoir l’offrir comme un cadeau de Noël. Je me fixe donc le mois de novembre comme limite pour l’envoi du manuscrit.

Pour que tout soit prêt, il faut déjà commander un numéro ISBN auprès de l’organisme AFNIL, comme l’indique l’un des guides disponibles sur le site www .imprimermonlivre.com. Selon l’AFNIL, les délais sont de l’ordre de 3 semaines, il ne faut donc pas attendre la dernière minute avant l’impression. Pour cette raison, je fais ma demande le 25 octobre 2007. Sur le formulaire de l’AFNIL, deux points me posent problème. Le premier, c’est « la marque éditoriale qui figurera sur les ouvrages ». Car je suis moi-même mon propre éditeur. J’avoue que je n’y ai jamais pensé auparavant. Mettre mon nom de famille me paraît un peu amateur, inventer un nom inédit et original n’est pas facile. Après quelques hésitations, je me décide pour Lahn Editions, d’après la ville de Marburg-sur-Lahn en Allemagne dont je garde tant de souvenirs. Pour vérifier si ce nom est disponible, je me contente de quelques recherches sur Internet. De toute façon, le dépôt de la marque n’est pas prévu dans mon budget.

Le deuxième point problématique est le nombre de pages. Pour l’avoir, il faut d’abord effectuer la mise en page au format fini (14x20). Mais grâce à un autre guide mis à ma disposition par www.imprimermonlivre.com, c’est un jeu d’enfant. Il suffit d’observer rigoureusement la distinction entre pair/impair et le nombre standard de pages blanches. Tout de même, je suis surprise par cette différence en nombre de pages provoquée par le passage de A4 au format fini. Maintenant mon livre a presque 200 pages au lieu de 140… ce qui veut dire également : revoir à la hausse le devis mais aussi le prix du livre (15 euros au lieu de 12 prévu initialement).

Le formulaire de l’AFNIL contient aussi la question sur le tirage et le prix, mais là j’ai pris ma décision il y a un certain temps. Plusieurs auteurs témoignant de leur collaboration avec Jouve affirment avoir vendu entre 500 et 650 exemplaires de leur livre. Je décide donc d’en faire imprimer 400 pour commencer, pour ne pas se trouver trop vite en rupture de stock… Et oui, si on n’y croit pas dès le début, alors l’aventure n’a aucun sens !

A ma grande surprise, la réponse de l’AFNIL arrive à peine quelques jours plus tard : le 29 octobre j’ai déjà ma liste de 10 numéros ISBN ! Très fière, je mets le premier sur ma couverture qui est justement en cours de création. Cette couverture bicolore, blanc rouge, c’est mon nouveau défi. En la réalisant moi-même, j’économise autour de 300 euros, ce qui n’est pas négligeable. D’autant plus que je n’ai aucune envie de payer de droit d’image. Mes images, je les fais moi-même en m’inspirant de l’iconographie de Staline et de Sainte Thérèse d’Avila. Le premier est « reconnaissable », selon l’avis général, la deuxième ne le sera sans doute que pour les connaisseurs mais là ce n’est pas ma faute. Contente de mes dessins, je les scanne et j’essaie de disposer les images sur un fond rouge et blanc en dégradé. Hélas, il y a là un problème de transparence qui n’est pas facile à contourner. Encore heureux que j’aie choisi les portraits en noir et blanc, sinon tout serait beaucoup plus compliqué. Je passe plusieurs heures à la recherche d’une solution, surtout avec « Thérèse » qui s’obstine à faire apparaître le fond rose à travers la blancheur de son visage. Je n’y arrive finalement qu’en passant par Paint, grâce à quelques retouches avec la gomme que je manipule avec toutes les précautions imaginables. Ouf, désormais ça doit aller. Je peux donc terminer ma couverture avec sa première et sa quatrième, toujours suivant les indications de mon imprimeur.

Maintenant que le texte est relu et corrigé maintes fois, il n’y a plus qu’à le convertir au format PDF, en téléchargeant Cute PDF pour la partie noir et blanc et PDF Creator pour la couverture. J’imprime mon texte au format fini ainsi que la couverture, je joins mon devis et mon chèque et j’envoie tout à Jouve. Entre temps, on est déjà fin novembre, mon livre sera donc imprimé au mois de décembre qui était justement à éviter. Mais tant pis, je ne voulais pas faire les choses précipitamment.

En attendant, je m’occupe de la création de mon site Internet sur lequel je compte beaucoup pour la promotion et la diffusion de mon bouquin. Pour ce faire, je choisis le prestataire www.e-monsite.com recommandé par Guy Boulianne dans son guide « Comment écrire, publier et promouvoir son livre efficacement ». C’est un e-book mis en vente par le site www.mille-poetes.com qui contient de nombreux conseils très utiles. E-monsite y est conseillé à ceux qui n’ont aucune connaissance en informatique ni en HTML, ce qui est exactement  mon cas ! Pour mon site, je m’inspire largement de celui de Stéphane Rubin, auteur de « Ces petits riens si parisiens » qui est passé par Jouve longtemps avant moi en laissant de nombreux témoignages dans les guides. Stéphane Rubin a fait un site exemplaire www.petitsriens.com, avec les rubriques qui s’imposent à un auteur auto-édité : accueil, extraits, points de vente, commande (avec un formulaire de commande à imprimer). La seule chose à laquelle il n’a pas pensé, c’est le paiement en ligne. Mais son livre est sorti en 2005, à cette époque on ne pouvait pas prévoir l’explosion des achats sur Internet avec les systèmes de paiements sécurisés. Aujourd’hui, on n’imagine plus la vie sans Paypal. J’ouvre donc un compte chez Paypal et place sur mon site le bouton d’achat immédiat pour faciliter les transactions.

Si Stéphane Rubin a carrément indiqué son adresse perso dans son livre, moi je tiens au respect de ma vie privée. Surtout qu’en pensant à mon futur succès littéraire, j’imagine tout de suite la boîte à lettres débordante, les foules de fans devant l’entrée, le courroux du gardien, la colère du facteur… bref, tous les inconvénients de la célébrité. Je décide donc d’ouvrir une boite à lettres, ce qui me coûtera 93 euros pour 6 mois plus une caution de 40 euros pour la clé. Encore un investissement – avant de récolter enfin les fruits de mon travail.

J’achète également plusieurs dizaines d’enveloppes à bulles sur e-bay car je m’attends toujours à crouler sous les commandes. Je confectionne des étiquettes avec ma nouvelle adresse postale et je commande les cartes de visite gratuites chez Vista Print.

Maintenant, il n’y a plus qu’à attendre l’impression. Une semaine avant Noël, je reçois le projet de la couverture et signe un BAT. Quelques jours plus tard arrive le premier exemplaire du livre : l’imprimerie a décidé de changer de papier et il faut re-signer le BAT. Ensuite il y a les vacances de Noël, l’impossibilité de se mettre d’accord sur la date de livraison, bref, ce n’est que le 12 janvier que je reçois enfin mes 7 cartons tant attendus. Mais ça valait la peine d’attendre, je les trouve tellement beaux, mes livres rouge et blanc, j’ai tout de suite envie en offrir plein à toute la famille, aux copains, aux collègues, à mon banquier et au professeur de ma mère. Et tant pis si ce ne sera pas un cadeau de Noël. Après tout, les vœux de Nouvel an, c’est jusqu’au 31 janvier…

 

Par Ida Junker
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